De Georges Carpentier à Tony Yoka

Georges Carpentier reste un phare du sport français comme Cerdan ou Ladoumègue. Et tant d'autres. Un phare, et non pas une lampe électrique.

Le nouveau combat de Tony Yoka n'avait une fois de plus aucun intérêt.

Dans la salle, il y avait Emmanuel Macron... Le président de la République pour voir ça !

Sans aucun doute, la mort de Jean-Paul Belmondo a remis la boxe dans la lumière.

Le combat Yoka-Milas a eu lieu à Roland Garros qui a vu notamment Marcel Cerdan croiser les gants, mais entre Cerdan et Yoka c'est le jour et la nuit.

Yoka est un beau produit commercial mais pour ce qui est de la boxe, il n'y a rien à voir.

C'est le contraire de M. Ali.

Tous ses adversaires sont choisis pour qu'il puisse gagner.

On dirait du catch !

On s'ennuie, c'est couru d'avance.

Yoka est très actuel: il a plus de tatouages que de talent.

Les organisateurs de ses combats peuvent encore en faire 50 comme ça. Il gagnera toujours.

On veut voir de la boxe, on ne voit qu'une parodie.

C'est triste. Tout ce bruit, tout ce tam-tam pour rien.

Mieux vaut lire la biographie de Georges Carpentier, vrai champion.

Les combats comme ceux de Yoka font du mal à la boxe.

Je ne veux pas voir Yoka perdre, mais simplement le voir face à un adversaire de grand calibre, de renommée mondiale.

A quoi ça sert de nous dire "regardez ce lion français", si en face on lui met une souris empaillée ? A faire de l'argent, c'est tout.

Je sais bien que si Milas me frappe au visage, il m'envoie au cimetière mais je parle de combats professionnel. Pas de cirque !

A propos de cirque, il faut aussi lire l'excellent livre sur Arthur Cravan, poète et boxeur. L'écrivain poussa le canular jusqu'à se confronter à un champion du monde. Cravan fut l'inspirateur de Philippe Soupault et d'André Breton. Un précurseur de Dada et du surréalisme. Un rebelle de haut parage. Un insolent majeur.


-Arthur Cravan, la terreur des fauves, Rémy Ricordeau. L'Echapée, 234 p., 18 €

-Georges Carpentier, Stéphane Hadjeras. Nouveau Monde, 343 p., 21, 50 €

-Quinze rounds, Henri Decoin. L'Arbre vengeur, 180 p., 15 €