La C1 menacée de mort

Le gratin du football européen veut créer sa propre Ligue des champions pour mettre hors jeu l'UEFA et la FIFA qui s'engraissent sur les grands clubs. La mort de la C1 = la mort des spécificités, de tous les particularismes. La fin des identités nationales. Elle est déjà là cette fin avec des propriétaires qui viennent d'ailleurs. L'arrêt bosman a déjà porté un grand coup de hache. La fin de la C1 créée en 1956 équivaut à la guillotine. Les plus riches veulent rester entre eux. C'est le football onaniste. Les inventeurs de la C1 ont inventé une coupe. La nouvelle C1 prônée par le Real Madrid serait un championnat. Rien à voir. Un championnat d'Europe tel qu'ils le proposent c'est la fin des championnats nationaux.


« Dans un club de football, il y a une Sainte Trinité : les joueurs, l'entraîneur et les supporters. Les présidents n'en font pas partie. Ils sont juste là pour signer les chèques », a dit Bill Shankly, le Sir Matt Busby de Liverpool.

Cela fait longtemps que l'on ne se réfère plus à lui, même à Liverpool !

Le football sans public, sous Covid, avec une bande-son qui se calque sur les actions, est du football Canada Dry. Les C1 sans public resteront de petites C1.

Le Gotha du football européen fait dissidence est veut créer sa propre compétition sur le modèle du basket professionnel américain.

Liste des 12 clubs en rébellion:

6 Anglais: Manchester United, Manchester City, Liverpool, Chelsea, Tottenham et Arsenal

3 Espagnols: Real Madrid, Barcelone et Atletico Madrid

3 Italiens: Juventus Turin, AC Milan et Inter Milan

Ces clubs doivent convaincre d'autres clubs pour faire une compétition à deux groupes de 10 équipes: une Super Ligue. Il en manque encore 8. Le Bayern Munich et le PSG ne sont pas favorables à quitter la C1 traditionnelle. Pour combien de temps, au cas où ? Paris qatarisé fait exprès de ne pas y aller pour s'acheter une conduite. Ils nous font croire à un Cocorico.

La nouvelle ligue européenne serait fermée: 15 clubs permanents plus cinq qualifiés ou invités chaque saison.

L'UEFA a déjà rétorqué qu'elle exclura tous les clubs frondeurs.

Si cette Super Ligue parvient à naître c'est la fin de la compétition haut de gamme. Il ne s'agirait plus qu'un spectacle pour beaufoïdes qui n'y connaissent absolument rien au football. Ils viendront dans les loges boire du champage et parler du CAC40.

Les téléspectateurs non formés au jeu mais formatés aux réseaux sociaux seront contents de voir les Paris Hilton du football. Les nouveaux tatouages du dernier leader en Followers feront l'actualité.

Le football tel qu'on l'a connu est en perdition.

Mon père me parlait de Puskas et de Di Stefano. Les pères actuels ne parlent plus de Kopa et de Piantoni.

A force de mépriser l'Histoire, l'économie a pris le pas.

La Ligue des Champions avait déjà perdu sa saveur quand il ne suffisait plus de remporter son championnat national pour participer à la C1. Maintenant, le 4e de la Premier League peut la disputer, tel Arsenal pendant des années.

L'UEFA et les réfractaires devraient se mettre autour d'une table pour redistribuer les cartes. Les clubs doivent évidemment avoir une plus part du gâteau que l'UEFA.

Nouveauté assurée: la nouvelle C1 proposée par l'UEFA et qui sera mise en place en 2024 va permettre à la Ligue 1 d'avoir 3 représentants au lieu de 2. Trois directement sans passer pour le tour de qualifications. Plus un par les préliminaires s'il parvient à se qualifier.

Rappelons que la France n'a qu'une C1: 1993, OM. Une vraie misère. Une honte même.

Que peut faire un grand pilote sans belle F1 ?

Voilà pourquoi Kopa, Platini et Zidane sont partis voir ailleurs !

Nos grands clubs, à commencer par le Racing Club de Paris et Sète, deux fleurons du football français, sont portés disparus. Eux pouvaient devenir Arsenal et Liverpool. Nice aussi. Tout comme Reims et St Etienne. Et Lille.

Les grands clubs comme le Real et Barça doivent rester dans le giron de la C1. Il en va de la grandeur de la C1. L'Histoire ne s'invente pas. Ils le savent mieux que personne. L'Histoire se gagne sur le terrain.