Le FC José Arribas barragiste !

Messieurs José Arribas (à gauche) avec Jean Snella. Au milieu, l'attaquant Hervé Revelli.

Nantes, 3 victoires en 24 matchs, est barragiste. Le grand club français de Nantes est en passe de descendre en L2. Huit fois champions de France (1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995 et 2001, plus trois Coupes de France (1979, 1999 et 2000). Un si beau palmarès. Un club qui a eu pour entraîneurs l’immense José Arribas et les non moins compétents Jean Vincent, Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix. Il ne faut jamais mépriser l’Histoire. Depuis 2007, Nantes nie son passé. A la fin de mon adolescence, j’ai vu X charger l’Autrichien Metzler au Ray, à Nice. Il a été la seconde lame. La première ce fut, Baeza. L’Aiglon qui débutait à l’OGCNice a eu la carrière aussi brisée que sa jambe. C’était un grand espoir de son pays. Rien que des mauvais souvenirs : le baratin autour des noces après avoir conduit la France plus bas que terre, des places de stade vendues sous le manteau aux USA, la liste des sélectionnés annoncés par le biais d’un opérateur téléphonique, la lecture de la lettre des joueurs en grève dans le bus en Afsud… Et puis quoi encore ? Sa reconversion consultant TV... Un cordon sanitaire le protège. Paradoxalement il a permis à des internationaux de 1998 de devenir stars dans les médias parce qu’ils l’ont pris pour punching-ball mais comme ils sont champions du monde, chut… A travers un joueur qu’il sélectionnait toujours (Malouda), un autre sociétaire du PAF c’est fait sa pub sur lui par ricochet, mais chut… La descente en L2 arrive à grand pas. Ce n’est pas grave pour les non Nantais : Wenger aussi a fait tomber Nancy en D2. Dans le cas présent, X que Zidane appelait «l’autre» pourra toujours reprendre sa place de consultant. Et ses compagnons de table ricaneront avec lui. C’est merveilleux le football dès lors qu’on appartient à sa franc-maçonnerie. Les supporters nantais voient leur club péricliter année après année. Un club où ont joué les iconiques Eon, Budzinski, Simon, Blanchet, Gondet, Michel, J. N’Doram et Bossis … Un club avec de si grands présidents : Jean Clerfeuille, Louis Fonteneau et Max Bouyer. X ne cesse de dire qu’il prend du plaisir à Nantes qui n’a pas gagné avec un lui un seul match sur sept disputés. Et le club prend-il du plaisir avec X ? Et les supporters ? Depuis le 8 novembre 2020, Nantes a eu trois entraîneurs. Cela fait 15 matchs que le club n’a pas gagné : huit nuls et sept défaites. Du jamais vu depuis la création du club. La désinvolture est un fléau national. Et l’honneur n’existe pas davantage. Seul compte, le : moi je. Le nous jeu n’est plus de mise.


Dernière minute: Patrick Collot a remplacé X pour le match des 32e de finale de Coupe de France, qui a vu la défaite des Nantais chez eux battus 2-4 par Lens. Dans la foulée, Antoine Kombouaré a été nommé entraîneur pour sauver ce qui peut-être sauvé. X va pouvoir redonner des leçons de football à la télé. Vive le PAF !