Le retour chez les Bleus de Zidane: en une conférence de presse il prouve que l'amour du public ne s'achète pas à coup de com. Le général Zidane n'a pas confirmé le capitaine Mbappé...
- 28 juil.
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Dernière mise à jour : 29 juil.
On connait ZZ pour l'avoir vu à l'oeuvre.
D'allure timide c'est un enfant bien élevé. Son père lui disait: "Si tu veux qu'on te respecte, respecte les autres". Donc pas ceux qui t'insultent sur un terrain.
Zidane c'est l'honneur de la France, comme le fut jadis Bernanos dans la littérature.
Celui qui se dresse quand ça ne va pas. Celui qui conteste les mauvaises décisions.
Ses premiers mots lors de son intronisation à la tête des Bleus fut pour les pompiers et les victimes du feu dans la région bordelaise, là où il a joué.
Ses mots étaient d'une sincérité foudroyante. Cela contraste avec le locataire de l'Elysée rendu sur place , là où ça crame, après avoir laissé son ministre de l'intérieur en première ligne.
Quelle image incroyable de voir le futur ex président de la République penché sur un plan des incendies, dans la peau d'un militaire sur "un théâtre de guerre". Comme s'il y connaissait quelque chose l'interviewé par Pif Magazine. Avec un tel va-t'en-guerre c'est la défaite assurée. Zidane, lui, relève le niveau. On ne pouvait pas avoir mieux comme nouveau leader des Bleus. La star à présent c'est lui et non plus Mbappé. L'amour du public français ne s'achète pas sur internet. L'amour des amateurs de football, le vrai celui de Cruyff, ne s'obtient pas avec l'achat d'espaces médiatiques taillés à sa propre gloriole. Zidane c'est celui qui a marqué des buts comptent triple, et pas des buts de jeu vidéo.
A la question: "Mbappé va-t-il conserver le brassard de capitaine ?", ZZ a répondu grosso modo: "On ne s'est pas parlé ni vu. On verra ça quand on se verra..."
C'est la réponse à la lettre aux français de l'influenceur tricolore, le Neymar français, plus apte à communiquer, à marquer des buts inutiles plutôt que de faire gagner le Real Madrid et la France. Dorénavant on a un soliste sous la direction d'un chef d'orchestre. Enfin !
Le général c'est Zidane, au-dessus du capitaine.
Zidane a refusé plein de propositions, dans l'attente du poste de sélectionneur.
Il a remercié "Dédé" alors qu'on n'a pas entendu ce dernier dire bonne chance à Zizou.
L'ex sélectionneur a fait la coupe du monde de trop. Ce n'est pas comme au Luna-Park: "Dédé" ne gagnait pas à tous les coups comme disaient ses thuriféraires aveuglés. En 14 ans, un titre. Et il faut se rappeler que Domenech, le tant décrié, est arrivé en finale de la WC 2006... perdue aux tirs au but ! Sans Zidane exclu du terrain en cours de match. Donc la victoire ne tient qu'à un fil. Bien sûr, Deschamps n'est pas à blâmer mais ZZ est une légende vivante. Pouvez-vous me citer un seul match de Deschamps comme joueur dans toute sa carrière ? Allo! Allo ! je ne vous entends pas, je ne vois venir aucune date. Personne ne se souvient des indispensables destructeurs de jeu adverse. On n'aime que les artistes constructeurs. En vérité, quand on connait le football, on sait que sans destructeur pas de constructeur. Dans un stade de football, il y autant d'ignorants que dans une enceinte de rugby. Qui connait les règles du rugby ? Le football est de la technique avant d'être un spectacle. Qui peut réaliser un film sans connaître la différence des divers objectifs de la caméra ? Personne. On ne trouve pas des Jean-Pierre Melville sous les sapins de Noël.
Zidane lui va se contenter de faire le mieux possible.
La vision de jeu est de retour en équipe de France. Les grands ballons devant c'est fini.
Le football revient à la FFF par la grande porte.
Zidane c'est la création du jeu des Bleus et non pas que la destruction du jeu adverse.
La France a plein de F1 mais encore faut-il savoir les conduire ?
D'abord créer avec une bonne assise défensive, et non pas avoir peur derrière en espérant que devant ils marquent.
Vive Zidane, l'héritier direct de Kopa et Platini.
L'Histoire nous a privé de Zidane-Cantona en 1998. Avec eux, la France 98 c'était le Brésil 70.
Le retour de Zidane c'est le retour d'un architecte du jeu.
Le sport est et doit rester de l'actualité heureuse même si l'on sait en Europe que depuis le Heysel, le football a été attaqué par la démence comme le reste.
Le costume de sélectionneur est taillé sur mesure pour Zidane, il n'est pas trop grand.
A l'inverse de celui de président de la République, un habit qui sera trop grand pour le prochain élu, comme pour tous ceux qui ont suivi le général de Gaulle.
Zidane apporte de la joie au pays. Le sport est fait pour ça. C'est pour cela que l'on n'aime pas voir certaines personnes occuper des postes prestigieux qui ne sont pas faits pour eux.
Quand le futur ex locataire de l'Elysée quittera les lieux, aucune larme ne sera versée par le peuple. Tout le contraire. . On entendra un grand ouf de soulagement. Et l'on souhaitera que le prochain ou la prochaine ne soit pas pire. Hélas! l'équivalent de Zidane en politique n'existe pas. Grâce à Zidane on rajeunit tous. Merci. Il pourrait se la prélasser douce sur une île déserte mais non, il revient dans la tourmente médiatique. Par amour pour le football. Le vrai. Celui qui va de l'avant en assurant ses arrières. Zidane sait que le football c'est: un goal, des défenseurs, des récupérateurs, des relayeurs, des finisseurs. Un seul poste reste vacant, rien n'est possible. Et c'est ainsi que Zidane composera son onze +++++. Le football a besoin de Zidane sinon il devient comme la littérature: vous prenez un produit vous l'encensez, vous le répandez dans les médias, vous créez des polémiques, vous l'imposez sans relâche avec le PAF, vous le couvrez de Prix, en espérant que le pauvre public morde à l'hameçon, le public qui ne connait pas Perros, pas Vauvenargues, pas J. Joubert, le public qui croit que Goya est une chanteuse. Le public fanatique de Mbappé qui ne connait pas Dean Martin et encore moins Nino Ferrer. Le public qu'on n'éduque pas et qu'on envoie au Louvre regarder la Joconde. Comme on le pousse vers Madonna. Avec Zidane, le public a droit enfin à la qualité. Pauvre public a qui l'on demande d'applaudir Mbappé, sans jamais avoir une pensée pour Ben Barek, "la première perle noire" dixit Pelé. Moralité: il faut se construire seul, en marge du troupeau. L'Etat n'aime pas les poètes sauf pour leur donner des noms de rues.


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