Paris-Match fait ce que n'a pas fait l'Elysée: mettre à l'honneur Liverpool

On dit suffisamment du mal de la presse pour ne pas la saluer quand elle est remarquable.

Très bon scoop affectif de Paris Match daté 16-22 juin 2022.

Loïc Grasset - très bon Tintin qui rend sa copie- a retrouvé les fans de Liverpool qui nous ont tant touché car eux c'est nous. Surtout ce fils avec son père. Les pouvoirs publics ont cassé leur rêve bien avant le Real Madrid. Les pouvoirs publics sont très forts pour nous prendre en photo dans un couloir de bus, nous tirant dans le dos avec leur objectif financier mais ils sont nuls pour barrer la route à un troupeau de voleurs de diligences de l'an 2000.

Les Anglais ont vécu une soirée cauchemardesque. Ils traversent la Manche pour voir leur club tant aimé et ils se vont voler, frapper, gazer.

Dès le matin, les habitants près du SDF ont vu rôder des types qu'ils ne voient jamais. Des commerçants ont témoigné.

La police n'a rien fait. La police était obnubilée par les Anglais car leurs chefs au poste de commande, qui ne connaissent rien au football anglais, en sont restés au déplacement des hooligans! Les chargés de la sécurité made in France se croient encore dans les années 1970-1980.

Maintenant tout le monde le sait:

-Il n'y a jamais eu 30 000 Anglais sans billet.

-L'excuse du filtrage pour faux bidons c'est bidon.

-Des stadiers officiels ont pris de bons billets à des Anglais pour les redonner immédiatement à des amis proches présents sur les lieux, au nez et à la barde des volés.

-Aucun anglais n'a fait des dégâts.

-Les fans espagnols et anglais ne se sont pas battus entre eux.

-Les Anglais ont été gazés comme s'ils étaient des voyous.

-L'organisation (FFF, UEFA, police, préfecture, gouvernement....) a été lamentable.

-Personne n'a demandé à ce que l'on conserve les images des événements dramatiques parce qu'ils auraient désavoué des responsables de la sécurité.

-Des paralysés, des femmes, des hommes et des enfants ont été bousculés, volés, frappés.

Les Anglais maltraités par la police et les voleurs ont juré de ne plus mettre un pied à Paris, ni même en France.

L'Elysée devrait recevoir les fans pour les couvrir de cadeaux.

Cela n'arrivera pas car ça voudrait dire: on a tout raté.

Les responsables de la zizanie n'ont pas été les agressés mais les agresseurs et la faillite des responsables de l'organisation de l'événement sportif: la finale de la C1.

Paris Match a fait ce que la France n'a pas su faire.

De plus le journal n'a pas fait la couverture avec le mariage pipipole qui ressemble à celui de Coluche avec Le Luron.

Comme quoi, on peut participé à l'écroulement du pays tout en bénéficiant de ses largesses: bureau gratuit, personnel à son service, ainsi de suite. Tout aux frais de Dame République, la cocue notoire.

Dans ce capharnaüm, il faut saluer le travail des sénateurs qui font ce que le pouvoir en place r exécutif n'a pas fait: s'activer pour connaître la vérité des faits et la divulguer au pays.

10 000 Anglais ont témoigné pour raconter la violence dont ils ont été victimes, pris en étau entre la police qui les maltraitait et les trouble-fêtes qui les brutalisaient pour les voler.

A la fin des années 1970, je n'avais déjà plus envie d'aller voir des matchs professionnels tant les abords des stades de certains matchs ressemblaient à un pays sous dictature militaire. Aujourd'hui, la police appartient au domaine du décor, comme les saucisses grillées.