Benzema, ouvrier du Real Madrid, donne une leçon de réalisme à Mbappé, "génie" (sic) du PQSG

La bonne observation de Benzema: "Je regarde souvent jouer le PSG. Quand ils ont le ballon ça va pour eux mais dès qu'il faut défendre, ils sont en grande difficulté. Il suffit de couper la liaison avec leurs attaquants..." Le Real est passé de la parole aux actes et c'est ainsi que Benzema est un grand capitaine. Il vient en plus de dépasser Alfredo Di Stefano en nombre de buts inscrits au Real, pour se rapprocher de l 'intouchable CR7 et de Raul.

Mercredi 9 mars 2022

8e retour de C1

Real Madrid 3-1 Paris-Qatar SG

But pour les visiteurs de San Bernabeu: Mbappé (39e)

But pour le Real Madrid: Benzema (61e, 76e,78e)

La presse spécialisée a encore tout faux à force d'être attachée de presse et non pas observateur froid, tout ça pour vendre leur camelote. Le matin du match, Mbappé était un "génie". Quand Neymar a signé à Paris, ce fut: "Un roi à Paris". On a vu le résultat: le roi est un fantoche qui fait pitié. Et le "génie" est renvoyé à la maison dès les 8es de finale. Un grand joueur ça fait passer le premier cap des matchs à élimination directe. La presse va dire que le PSG ne le mérite pas, vu qu'il serait plus fort que le PSG ! Et dans le même temps, la presse va dire que le PSG a tort de mettre ses joueurs au-dessus du club. Benzema lui a montré ce que cela veut dire être collectif. Mbappé est un tenant du football onaniste: tout doit tourner autour de lui. La star c'est lui, rien que lui, et non pas Messi et Neymar, d'ailleurs il fête toujours ses buts tout seul. C'est moi je en permanence: je veux marquer l'histoire- des buts c'est mieux!- on ne doit pas avoir peur, il faut arrêter avec la peur... Mbappé parle autant que BHL. C'est un grand communiquant tandis que Benzema, comme Zidane, est un grand taiseux. Mbappé veut prendre la place de Benzema au Real Madrid: il vient d'avoir sa réponse. Il lui faut retourner à l'école de l'humilité et ranger son diplôme d'ultra suffisance. Benzema est plus riche que lui mais il n'est pas un parvenu, un nouveau riche ou un ancien pauvre, c'est surtout un vrai footballeur, ultra solidaire, à Madrid comme à Lyon et en équipe de France. Benzema se fond dans le Real. Il a su prendre la charge du poids de l'Histoire depuis le départ de C. Ronaldo. Ses trois buts contre Paris sont sublimes: à l'ancienne, il charge le goal parisien, nul ballon au pied, pour égaliser 1-1 alors que le score devenait 1-2 sur les deux matchs. Puis il marqua deux autres buts de haute technicité dont le dernier d'une merveille d'extérieur du pied, pour le 3-2 qualificatif. Le Real est qualifié ! Rien n'est plus logique: le Qatar avec son argent infini peut tout acheter sauf l'Histoire et l'intensité. Le Real est une citadelle du football mondial. Ses joueurs servent la Maison Blanche tels des abeilles dans une ruche. Paris s'est offert une vieille gloire (Messi) l'ombre de jadis - qui n'est rien du tout sans Iniesta et Xavi- et une starlette du net (Neymar) plus célèbre pour ses âneries que pour son football. Neymar connait-il Gerson et Tostao, deux géants auriverde des années 1970 ? A côté d'eux, ce n'est qu'un bout de bois égaré dans la forêt face à deux statues de Brancusi. Le talent sans travail n'est qu'une manie, nous apprend Georges Brassens.

Le match avait pourtant bien commencé pour le Qatar par un but de Mbappé, grand coureur de 100 m, mais le football ce n'est pas de l'athlétisme. Mbappé c'est un mélange de vitesse et de puissance athlétique. Le football c'est surtout de la vista, de la technique, de l'intelligence de jeu, des passes en déviation, tout ce que possède Modric, De Bryune et B. Silva. Le Français est un produit commercial pour médiamétrie. La France économique veut que le PSG reste en CI juste pour faire tourner la caisse enregistreuse. Quand le PSG est sorti, les audiences baissent car les téléspectateurs made in France n'aiment pas le football et se moquent de Man City, du Bayern Munich et de Liverpool. Ils croient que le football c'est on gagne, on perd. Ils n'y connaissent rien. Logique: ils lisent de mauvais livres et non pas ceux de Joseph Joubert. Il n'y a plus d'autodidactes de l'esprit, il n'y a que des trottinetteurs de la feignantise. Mbappé est incapable de faire gagner la C1 à Paris alors que Benzema lui fait gagner plein de C1 au Real. C'est la différence entre la classe et la poudre aux yeux. Les Français le traitent comme s'il avait le talent de Kopa, Piantoni, Platini, Zidane ou Cantona, une galaxie de meneurs de jeu. Mbappé n'est qu'un attaquant de percussion. C'est bien mais il a y plus fort que lui. Il est trop jeune. Paris s'en remet à un gamin. Devant lui, il y a Benzema et Robert Lewandowski. Mbappé joue dans un club qui sert de vitrine au Qatar, ce n'est pas un grand club de football. Paris perd à Nice ? Et la presse dit: "Ils avaient la tête à Madrid..." Et le cerveau, il était où ? On a vu. Tête en l'air, à coup sûr. Le football a gagné ! C'est l'essentiel. Maintenant, le Qatar va jeter les hommes comme des Kleenex. Triste spectacle. Monsieur Carlo Ancelotti fut l'un de ces mouchoirs froissés dans la poubelle de la porte d'Auteuil. Hier, il a quitté le stade en vainqueur. Le dernier mot à Benzema: "Ce n'est qu'un 8e". Tout est dit. L'ouvrier qui a un jet privé sait d'où il vient et surtout où il va.