La belle époque de la Bagarre Sir Ferguson-Wenger.

Où sont les Arsenal-Manchester United d'autrefois ? Sans duel pas de sport, pas de vie. Bien sûr, les duels n'ont rien à voir avec la guerre. Seuls les truands et les imbéciles confondent.

Samedi 23 avril 2022, 13 h 30

Arsenal 3-1 Manchester United

Premier League, 34e journée


Après le match:

Nullité absolu, concernant MU. Mention spéciale à Varane et Fernandes : que font-ils à MU ?

C. Ronaldo n'a rien à faire avec de partenaires aussi pitoyables que ce groupe de joueurs.

Il faut faire table rase. MU ne joue plus au football. Tous ces salariés se gavent sur le dos des années 1990-2000. Eux n'apportent rien. Ils ne font que casser ce qui a été fait. Ces joueurs sont des footballeurs qui ne jouent pas au football. Cela revient à donner une caméra à un cinéaste pour qu'il la casse. MU n'est même plus une ambulance. C'est un corbillard.


Avant le match:

Jadis, c'était un choc de Titans. Aujourd'hui, c'est un matchounette de losers malgré la présence de C. Ronaldo.

A présent, MU s'est arsenalisé. C'est un club pour bobos. Gagner ? Il faut aller voir Man City ou Liverpool pour voir ce que cela veut dire.

MU ne joue plus le haut de tableau, mais la misérable 5e place, voire la 6e. Quand le football était vraiment du football, dans les années 60-80 c'était déjà le ventre mou !

Les joueurs actuels de MU sont anti-MU. Des joueurs quelconques. Ils n'ont rien dans le ventre. Pire que les joueurs du PSG ! Ils faut tous les virer, à part CR7. Il n'y en a pas un seul à conserver. Seul CR7 a la grinta mancunienne. Les autres ont juste le niveau d'Oldham.

Jadis je ne dormais pas avant Arsenal-MU, maintenant j'apprends l'existence du match dans la presse. J'aime MU et non pas MU Canada Dry !

Entre 1998 et 2011, il est possible de recenser au mois dix matchs entre Manchester United et Arsenal qui méritent d’être retenu. Nommé entraîneur de MU en 1986, Ferguson a vu arriver Wenger dans le championnat anglais dix ans après. En 1996, les Anglais appelé le Français « Arsène Who ? » tant ils ne le connaissaient pas celui qui arrivé du Japon. Le seul Français qu’ils respectaient c’était Eric Cantona. Jusqu’au triomphe du King, le football anglais n’avait pas besoin de « Frenchie». Wenger s’est vite acclimaté à son nouvel environnement puisqu’il réussit à faire le doublé, championnat et coupe, dès 1998. Le dernier entraîneur conquérant à Arsenal avait été George Graham avec deux titres de championnat (1988 et 1991), une coupe d’Angleterre (1993) , deux coupes de la Ligue (1987 et 1993), et la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe 1994 (Arsenal 1-0 Parme), remarquable parcours en moins d’une décennie (1986-1995). Entre Graham et Wenger- soit en moins de deux ans- Arsenal avait usé quatre entraîneurs sans succès : Stewart Houston n'a pas fait mieux que finaliste de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe 1995 (Real Saragosse 2-1 Arsenal). Alex Ferguson, lui, arriva à Manchester United en novembre 1986 après un cours passage à la tête de la sélection écossaise. En 1983, Sir Matt Busby, le mythique entraîneur de Man United, avait dit sur son compatriote : « S’il a été capable de gagner la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe avec Aberdeen [contre le Real Madrid, entraîné par Alfredo Di Stefano] 2-1 après prolongation, il doit être en mesure de la faire gagner à Manchester ». Ce qui fait en 1991, lors de la victoire en finale à Rotterdam de Man United (2-1) contre Barcelone, entraîné par Johan Cruyff. De son côté, Arsène Wenger fut toujours maudit en finale européenne, trois fois battu : Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe 1992 (Werder Brême 2-0 Monaco), Coupe UEFA 2000 (Galatasaray 0-0 Arsenal, 4 tirs au but à 1), et Ligue des Champions 2006 (Barcelone 2-1 Arsenal). Cette défaite au Stade de France l’a empêché de le faire basculer dans le clan fermé des entraîneurs vainqueurs de la C1 ce que Sir Ferguson a su faire avec MU en 1999 (MU 2-1 Bayern Munich) et en 2008 (MU 1-1 Chelsea, 6 tirs au but à 5). Ce nouvel échec européen fut une façon bien terne de fêter le nouveau stade des Gunners, l’Emirates Stadium. Depuis qu’il a quitté le stade du quartier Highbury (1913-2006), le club semble avoir perdu son âme et en tout cas. Sir Ferguson a lui aussi vu évoluer les installations de Man United mais pas question de quitter Old Trafford qui est passé doubler sa capacité pour atteindre 75 000 places sans bouger d’endroit, ce qui aurait être renier tout le glorieux passé. La pression n’est pas la même à Manchester U qu’à Arsenal. A MU, au bout de deux défaites successives, l’entraîneur est déjà sur un siège éjectable. A Arsenal, on peut perdre, du moment que le club soit qualifié pour une coupe d’Europe, l’honneur est sauf.

Le temps fort de la rivalité Sir Ferguson-Wenger se déroula entre 1998 et 2004. Dans cette période, le Français est le seul à avoir réussi à dominer l’Ecossais au championnat (1998 et 2002). Pour mettre de l’huile sur le feu, Sir Ferguson disait : « Wenger veut toujours sortir vainqueur des duels Arsenal-MU et MU-Arsenal : il s’agit de matchs comme les autres. Ce que je veux, c’est gagner le championnat ! » La différence entre les deux, et sans doute la méchanceté positive que saivait parfaitement manier l’Ecossais qui a l’art des petites phrases d’avant-match. Parmi tous les grands duels Arsenal-Man U (Wenger-Sir Ferguson) qui équivalent à des duels Londres(capitale)- Province, donc à l’équivalent de PSG-Marseille, on peut retenir le MU-Arsenal (2-1) du 29 août 2009 où Wenger fut expulsé pour avoir manifesté de la mauvaise humeur après l’annulation de l’égalisation de Van Persie (90e + 5). Ne sachant pas plus où se mettre dans les tribunes, Wenger fut charrié par les fans de MU. Dans la foulée, Sir Ferguson demanda au public d’Old Trafford de ne plus jamais insulter son homologue avec des chants atroces. Chacun a son apogée : Sir Ferguson (triplée 1999 : C1, Premier League et F.A. Cup) : Wenger (2004 : Premier League, 26 victoires, 12 nuls, sans perdre un seul match, meilleure attaque, meilleure défense). A partir de 2003, Chelsea sous la conduite du nouveau propriétaire Roman Abramovitch a pris la place d’Arsenal dans la course au titre de champion d’Angleterre et ouvert la voie au renouveau de Man City et au réveil de Liverpool. Après la retraite de Sir Ferguson (2013), Wenger n’a pu s’imposer su prendre le relais du pouvoir laissant vacant, ce qui a conduit à l’éviction inélégante en 2018. Découvrant la Premier League en 2004, José Mourinho est parvenu à vite la remporter deux fois de suite (2005 et 2006) avec Chelsea. Au plan européen, Thomas Tuchel réussit à Chelsea en quatre mois- de fin janvier 2021 à mai 2021- à gagner la Ligue des Champions devant Manchester City battu 1-0. Ce que n’a jamais su réaliser Wenger en vingt-deux ans. L’arrivée de Robin van Persie à Man United se transforma aussi en camouflet : alors que l’attaquant néerlandais ne gagna jamais la Premier League à Arsenal entre 2004 et 2012, à peine arrivé à MU, il remporte le championnat 2013, le dernier remporté par les Red Devils sous l’ère Ferguson. A la différence de Sir Ferguson, Arsène Wenger n’a jamais su renouveler l’effectif d’Arsenal pour maintenir constamment le club au sommet du football anglais, se trompant sur de nombreux transfert : Arshavin, Chamakh, Ozil… N’étant pas assez fort pour faire gagner la C1 à Arsenal, Thierry Henry à quitter Londres pour aller remporter le trophée majeur à Barcelone, en 2009, contre Manchester United (2-0) grâce à des joueurs d’exception : Carles Puyol ©, Sergio Busquets, Xavi, Andrés Iniesta, Samuel Eto’o et Lionel Messi.

Les fans de MU et d’Arsenal sont nostalgiques des frictions entre Patrick Vieira et Roy Keane qui se passaient juste avant d’entrer sur la pelouse, comme le 1er février 2005, lors d’Arsenal-Man United (2-4) quand les deux capitaines ont eu une empoignade verbale dans l’étroit couloir d’Highbury, à en faire trembler les murs. Le match avait déjà commencé… Sept minutes après le coup d’envoi, une tête de Vieira ouvrit le score puis Ashley Cole (17e) dévia un tir de Ryan Giggs dans la cage des Gunners. Dennis Bergkamp redonna l’avantage redonna l’avantage (2-1) au 3e du championnat mais les visiteurs, 2e de Premier League, par le jeune Cristiano Ronaldo, auteur d’un doublé (53e et 57e) égalisa et sonna la charge pour le 2-3 avant que John O’Shea n’asséna le coup de grâce (2-4). MU avait voulu se venger de la victoire d’Arsenal qui remporta le Community Shield (3-1), le 8 août 2004, dans le match d’ouverture de la saison entre le vainqueur du Championnat et celui de la FA Cup. Le 24 octobre 2004, MU avait déjà remis les pendules à l’heure, brisant l’invincibilité d’Arsenal qui perdait 0-2 à Old Trafford après 49 matchs sans défaite. Un record pour la forme car un record n’apparait dans un aucun palmarès. Arsenal sauva la face par sa victoire en FA Cup, le 21 mai 2005, contre MU (0-0, 5 tirs au but à 4). La saison 2004-2005 marqua la fin de la brillante séquence d’Arsenal (2e) qui abandonna sa couronne à Chelsea (1er). Man United termina 3e pour désormais batailler avec Chelsea, soit toujours un club londonien


La saine rivalité Sir Ferguson-Wenger:


1997-1998 : 1er Arsenal (78 pts), 2e Man United (77 pts)

1998-1999 : 1er Man United (79 pts), 2e Arsenal (78 pts)

1999-2000 : 1er Man United (91 pts) , 2e Arsenal (73 pts)

2000-2001 : 1er Man United (80 pts) , 2e Arsenal (70 pts)

2001-2002 : 1er Arsenal (87 pts) [ …] 3e Man United (77 pts)

2002-2003 : 1er Man United (83 pts) , 2e Arsenal (78 pts)

2003-2004 : 1er Arsenal (90 pts) […] 3e Man United (75 pts)