Annie Ernaux (La Place) Nobel 2022

Ici avec sa mère devant le café familial, en 1959.

"Son entrée dans la galaxie littéraire ne passa pas inaperçu en raison du sujet abordé, de manière si intense: l’avortement clandestin, avec pour toile de fond la déchirure de classe. En 1974, juste avant la loi Veil qui dépénalisa l’I.V.G. en France, Les armoires vides contient tout le terreau de l’œuvre à venir. Il s’agit d’un roman, genre qu’elle abandonna en 1984 au profit de récits «auto-socio-biographiques». La sincérité de la narratrice, née un an après le début de la Seconde Guerre mondiale, saute aux yeux parce qu’elle parle d’une situation qu’elle connaît par cœur pour l’avoir vécue dans sa chair et dans son âme, dix ans auparavant."

C'est le début de son portrait dans mon prochain livre, à paraître en 2023, sur la littérature française au XXe siècle.

Les prix n'ont jamais fait la Littérature, mais on est heureux quand ils célèbrent de vrais écrivains.

D'aucuns hurlent qu'il fallait le donner à tel autre mais de quoi ils se mêlent ?

D'autres encore lui reprochent ses choix politiques mais de quoi ils se mêlent ?

Dans les livres d'Annie Ernaux, on sent quelqu'un. C'est l'essentiel.

Lisez La Place et vous la verrez.

Elle a la forme et le fond. La littérature n'en demande pas plus.