top of page

Jamais deux sans trois: Louis XVI, Pétain et Sarkozy

  • bernardmorlino
  • 21 oct.
  • 1 min de lecture
ree

Au sujet de l'emprisonnement de l'ex chef d'Etat censé donner le bon exemple, personne ne cite Tocqueville qui a écrit: quand la politique met son nez dans la justice c'est pour étouffer des affaires, et quand la justice met le sien dans la politique c'est pour débusquer des affaires.

Un chef doit montrer l'exemplarité, prôné l'équité et être courageux.

Edouard Herriot a dit dans les années 1930 à Emmanuel Berl: "La politique est un sacerdoce. Il faut choisir soit la politique soit l'argent".

L'ex président de la République est le troisième suprême leader français incarcéré.

On annonce qu'entre deux selfies et autographes, il va écrire un livre.

Ce sera difficile de faire mieux que 60 jours de prison, de Sacha Guitry.

A propos de bouquins, le nouvel incarcéré va-t-il voter pour élire le prix Goncourt des détenus ?

Emprisonné, Sarkozy conserve ses électeurs. Ses partisans le soutiennent toujours et le soutiendront toujours. Ils disent: c'est un procès politique. Il fallait avoir sa peau.

Ses opposants, eux, vont sans doute jusqu'à sabler le champagne.

N'a-t-on pas vu des gens en boire lors de la mort de Jean-Marie Le Pen ?

Bien sûr, on a droit à : "Il n'y a pas de fumée sans feu"; "D'habitude seuls les lampistes trinquent"; "Les juges de gauche voulaient son scalp"...

Il est paradoxal de voir un ex président de la République derrière les barreaux alors qu'il ne représente aucun danger physique vis-à-vis de la population pendant que des délinquants notoires hyper dangereux courent dans les rues.

Toute cette effervescence ne sert pas la politique, un univers qui n'attire plus les meilleurs d'entre nous qui s'en détournent.


Commentaires


Contact

Merci pour votre envoi

© 2021 par Eléonore Morlino.

bottom of page